Présentation

Bienvenue à tous les Internautes, lyrois ou non. Vous connaissez la Vieille-Lyre et la Neuve-Lyre ? Ce sont deux villages du département de l'Eure, au coeur du Pays d'Ouche. Voici, sous la forme d'un blog, leur histoire. 

L'auteur

Mon nom : Laurent RIDEL

Mon âge : 27 ans

Diplômé en histoire (DEA), j'ai passé toute ma jeunesse à la Vieille-Lyre. Depuis trois ans, je rédige un livre sur l'histoire de cette commune et de sa voisine, La Neuve-Lyre. Ce blog vous donne un aperçu de mes recherches.

 

couverture du livre
(bientôt publié)

Lundi 3 mars 2008
undefinedFace aux nombreux témoignages que j'ai reçus, il me paraît indispensable de revenir sur ce film tourné entre autres à la Vieille-Lyre et à la Neuve-Lyre. Rappelons rapidement l'histoire : Hippolyte Lemoine interprété par Bourvil doit hériter, à la mort de son oncle, de l'auberge du Trou Normand. Dans son testament, le défunt émet toutefois une condition : Hippolyte doit obtenir son certificat d'études ! Pas facile sachant que le jeune homme n'est pas une lumière. Surtout sa tante entend bien le détourner de ce projet afin de lui ravir l'héritage. Je l'avoue, cette comédie tournée en 1952, est loin d'être le meilleur film de Bourvil. Néanmoins, le film se vend toujours bien en DVD selon Philippe Crocq et Jean Mareska (auteurs de Bourvil : de rire et de tendresse). Pourquoi ? Car la jeune Brigitte Bardot (âgée de 17 ans) y joue son premier rôle au cinéma. Les fans de la belle entretiennent le commerce du film !
undefinedPréparation du décor : l'hôtel de France est rebaptisé le "Trou Normand"
(photo de Jean-Yves Boulard)

undefinedEnjeu de l'héritage, l'auberge se trouve au coeur de la Vieille-Lyre. Elle est aujourd'hui un gîte de groupe mais à l'époque du tournage c'était un hôtel, l'hôtel de France. Pour les besoins du film, l'établissement est renommé « le Trou Normand ». Nom qu'il conservera par la suite. En 1952, Raymonde (surnommée Léa), Marcel et leur fils Daniel Combon tiennent l'hôtel.

Au cours des trois dernières années, j'ai pu rencontrer plusieurs Lyrois témoins du tournage ou figurants. Au premier rang desquels Jeanne Le Roux. Cette dernière fait même plus que de la figuration puisqu'elle est l'une des rares Lyroises à avoir une scène dialoguée dans le film. Le réalisateur Jean Boyer a choisi sa charcuterie comme scène et Jeanne y joue son propre rôle. Pierre Mariette est un autre figurant du Trou Normand. Il avait alors 18 ans et cinquante-cinq ans plus tard, le tournage laisse chez lui un souvenir indélébile. Et on le comprend à écouter l'anecdote qu'il se plaît à raconter :

« Brigitte Bardot s'apprêtait à tourner une scène mais le metteur en scène voulait qu'elle change son haut car ça ne collait pas avec la caméra. Alors, je l'ai emmené dans le magasin de vêtements de mes parents, qui était tout prêt. C'est là qu'elle s'est rapidement changée. Je l'ai vu enlevé son haut et j'ai aperçu ses seins. J'étais subjugué. Depuis, je porte des lunettes ».

undefinedA l'écoute des différents témoignages, je suis étonné par la proximité entre les acteurs et les habitants. Les deux groupes se mêlaient facilement. A la Neuve-Lyre, l'équipe du film achetait des croissants dans la boulangerie de Denise Dessarthe ; Brigitte Bardot prenait des glaces à la pâtisserie Gauthier et discutait avec les jeunes du village. A la Vieille-Lyre, l'hôtelier Daniel Combon leur vendait du fromage. Bourvil mangea un soir chez les parents de Guy Lecoüedic. Selon ce dernier, il en sortit avec une cuite due au cidre bouché ! Pour figurer dans le film, c'était assez simple : un homme demandait sur la place de la Neuve-Lyre qui voulait participer. Les Lyrois intéressés levaient la main et donnaient leur nom. Pas de contrat. Rendez-vous le lendemain. Au final, le figurant recevait 10 francs. De quoi acheter une bière, un paquet de cigarettes et une entrée au prochain bal.
undefinedScène du film : Bourvil se dispute avec sa tante. Au centre, le jeune homme en noir est Pierre Mariette. On aperçoit en arrière-plan à gauche le magasin de nouveautés de ses parents.

undefinedSi vous avez aussi des témoignages, même très courts, sur ce film, n'hésitez pas à laisser un commentaire ou à m'envoyer un message privé (lien en bas de la page). Merci aux différents témoins cités plus haut ainsi qu'à Odile Gacoin et Jean-Yves Boulard.
par Laurent Ridel publié dans : XXe siècle
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Samedi 5 janvier 2008
undefined Pendant la rédaction de mon livre, j'ai rencontré plusieurs agriculteurs et agricultrices, souvent à la retraite maintenant. Nous avons naturellement parlé de leur façon de travailler autrefois. Une évidence s'imposait : le métier a beaucoup changé en cinquante ans.

undefined Aujourd'hui, la moisson et le battage des épis de blé se font en même temps grâce à la moissonneuse-batteuse. Autrefois, ces tâches étaient nettement séparées dans le temps par quelques jours ou plusieurs semaines. D'abord, la faucheuse-lieuse, une machine tirée par des chevaux, coupaient les gerbes et les liaient en petite botte de cinq ou six kilos. Mais tous n'avait des moyens aussi modernes. Paul Dorchies se souvenait que pendant la guerre, certains ouvriers travaillaient encore à la faux. Des hommes et des femmes les suivaient pour recueillir les poignées de gerbe et les liaient par des brins de seigle. Il y a quelques mois un ami m'a montré un objet en fer qu'il avait trouvé dans un champ. Il s'agissait en fait d'une petite enclume, celle que les faucheurs utilisaient pour refaire le tranchant de leur outil. Lors des pauses, ils plantaient l'enclume dans la terre, s'agenouillaient et donnaient des petits coups de marteaux sur leur lame émoussée.
BatteuseRemorque.jpg
Scène de battage reconstituée lors de
la fête de la moisson à Gauville en 2006


undefinedLes bottes issues de la moisson étaient rassemblées en plusieurs tas appelés « diziaux ». Pierre Loiseau m'expliqua la disposition précise de ces différentes bottes, certaines étant mises debout, d'autres en travers et les dernières couchées par-dessus l'ensemble.

undefined Le battage intervenait plus tard, parfois deux mois après. C'était un grand moment. Les enfants s'approchaient du bord du chemin pour voir passer l'impressionnante batteuse qu'on amenait jusqu'au champ. Elle allait être mise à contribution pendant toute la journée. Un chauffeur était chargé avant l'aube de mettre en route la machine car elle fonctionnait à la vapeur. Les voisins, les ouvriers de la ferme et ceux de l'entreprise de battage venaient apporter leur bras. Au total, estime André Brisset, il pouvait y avoir vingt-cinq personnes autour de la machine. Sans oublier les femmes qui donnaient à boire à tous ces braves travailleurs. Quel contraste avec l'agriculteur d'aujourd'hui qui se trouve souvent seul lors des travaux agricoles ! Les bottes étaient hissées, déliées et étalées sur le tapis de la batteuse. La machine avalait les gerbes et opérait la séparation entre le grain, la paille et la menue-paille. Progressivement, les sacs se remplissaient de grains. Pleins, ils pesaient plus de cent kilos. André Brisset et Pierre Loiseau se demandent encore comment ils ont pu porter de telles charges dans leur jeunesse. D'autant qu'il fallait monter un escalier (au pire une échelle) et passer l'étroite porte du grenier avant de pouvoir déposer leur sac.

undefined Tant d'efforts méritaient une juste récompense. Pas moins de cinq repas entrecoupaient la journée. Thérèse Brisset se souvient des coqs au vin, des pots au feu, des lapins en cocotte qu'elle a dû préparer pour ces dizaines de bouches affamées. Certains repas se prenaient à côté de la batteuse telle que la « buvette » à 9h ou la « collation » à 16h. Les hommes s'installaient sur des ballots de paille. Au petit-déjeuner, à défaut d'assiette, une grande et épaisse tranche de pain recueillait le morceau de lard. Dans la ferme du Chalet, chez la mère de Francine Besnard-Bernardac, on soupait dans un bâtiment d'exploitation suffisamment long pour accueillir la tablée. À table, régnait une certaine hiérarchie : le maître était assis au bout ; les plus jeunes ouvriers agricoles ne pouvaient pas prendre la parole durant le repas sauf si un « ancien » s'adressait à eux. Le cidre coulait à flot ; la pipe de 600 litres installée dans la cave en prenait un coup. Un café arrosé de goutte concluait le repas. Puis le maître repliait son couteau et le rangeait dans sa poche. Tout le monde avait compris le signal : c'était l'heure de repartir au travail.

par Laurent Ridel publié dans : XXe siècle
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Samedi 8 décembre 2007
point.gifSi, par leur situation en retrait de la ligne du front, les deux villages sont épargnés par les combats, les Lyrois, comme les autres Français de l'arrière, sont pourtant très impliqués dans l'effort de guerre. On a vu le mois dernier les nombreux ouvriers qui travaillaient pour l'armée (notamment aux Laminoirs Baraguey-Fouquet). Mais en fait toute la population se trouve derrière ses poilus. Ceux qui ne combattent pas font des dons aux soldats : à la gare de Lyre, dans les premiers mois du conflit, s'entassent des barriques de cidre, de vin, des paniers de fruits crus ou cuits, des brocs de lait, des caisses de chocolat, des pains frais, du tabac et des cigarettes, le tout prêt à être envoyé sur le front. Même les enfants sont mis à contribution : ils confectionnent des colis pour les soldats ou ramassent les pommes.

Poilu-2.JPGStatue de poilu. Monuments aux morts de la Neuve-Lyre

point.gifEn plus de la population lyroise, de nombreux étrangers participent aux travaux. Plusieurs centaines de Canadiens abattent des arbres autour des châteaux de Bois-Normand, de Bois-Anzeray et de la Chapelle. Des prisonniers allemands, amenés par train, arrachent les souches. Des Anglais cassent du caillou pour les épandre sur les routes puis utilisent un camion (peut-être le premier camion que les Lyrois aient vus de leur vie) pour les tasser.

point.gifLe journal paroissial local, les Annales de Lyre, informent les habitants sur le déroulement de la guerre. Des lettres de Poilus sont publiés. On cite les soldats du secteur qui ont été médaillés. Le journal raconte notamment en décembre 1917 l'héroïsme du curé de la Vieille-Lyre, l’abbé Huret, qui sert sur le front comme aumônier-brancardier dans le 11e d’artillerie. Le 5 septembre 1917, il n’a pas hésité, en traversant une nappe gazeuse, à ôter son masque pour le mettre à un camarade intoxiqué, qu’il transportait au poste de secours. Pour cet acte, il reçoit la croix de guerre. Si les Lyrois applaudisssent à la lecture de ce genre de récit, la liste des prisonniers, des blessés et des morts les ramènent à la triste réalité d'une guerre qui dure depuis trop longtemps.

point.gifLes dernières années de conflit sont éprouvantes. En 1917, sortent les premières cartes d'alimentation pour le pain et le sucre. En mai 1918, est instaurée une sorte de Carême Civil qui contraint les charcuteries et les boucheries à fermer les mercredis, jeudis et vendredis. Résultat, les prix de la viande s'envolent.

point.gifHeureusement, le 11 novembre 1918, l'armistice est signé. Les cloches de l'église saint-Gilles sonnent pour l'occasion. Des drapeaux pavoisent les rues de la Neuve-Lyre. Pendant toute la semaine, des pétards éclatent comme en pleine fête nationale. Mais la victoire peut difficilement occulter le nombre de morts (27 à la Neuve-Lyre et 21 à la Vieille-Lyre), de mutilés à vie, et d'hommes traumatisés par la violence des combats.
par Laurent Ridel publié dans : XXe siècle
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Dimanche 4 novembre 2007
point.gifDans quelques jours, sera commémoré le 11 Novembre, date de l'armistice de 1918. C'est donc une occasion de raconter la Grande Guerre. Éloignés de la ligne du front, les deux villages n'ont pas subi les combats. Pourtant, l'épisode n'en a pas moins marqué les Lyrois à l'époque. Car toute la population a été mobilisée pour la guerre. Pendant quatre ans, l'énergie des deux villages a été dévolue à la victoire des Poilus.

point.gif Le 3 août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la France. A la gare de Lyre, les mobilisés se rassemblent avant de monter dans les trains qui les emmèneront vers le front. Sur le quai, chacun essaye de rassurer ses parents, sa femme ou ses enfants : il sera de retour d'ici quelques semaines. La guerre sera brève. Du moins, c'est ce que la plupart croit. Mais à la fin de l'année 1914, alors que l'hiver s'installe, les soldats ne sont toujours pas rentrés dans leur foyer. Ils s'enterrent dans les tranchées. Le commandement français comprend que le conflit sera une guerre d'usure. La victoire dépendra autant des combats sur le front que de l'effort de guerre, assuré par les populations à l'arrière.

UsineChagny1907c.JPG
La sortie de l'usine Baraguey-Fouquet en 1907

point.gif Une partie des soldats est donc démobilisée et renvoyée dans les industries du pays pour fournir l'armée française. A cette époque, la Neuve-Lyre possède une importante usine : les Laminoirs Baraguay-Fouquet. Située à Chagny (sur le site actuel de Paprec Plastique), elle produit habituellement des produits variés en cuivre. La guerre oriente la production vers la fabrication de cartouches de fusil ou de douilles de 75. Chaque mois, environ 300 tonnes de métal sortent de l'usine. L'activité est telle qu'on y fabrique jour et nuit et qu'on ne cesse d'embaucher. En août 1916, 240 ouvriers (dont 30 femmes) y travaillent. 

point.gif L'activité bat aussi son plein dans une autre usine de la Neuve-Lyre. Les frères Charles et Marcel Blanchet viennent de reprendre la fabrique de meubles installée dans le bas de Lyre. Ils en font une scierie qui produit entre autres des caisses pour l'armée.

point.gif Les bras manquent tellement que les patrons font appel à des ouvriers étrangers. Des Russes sont accueillis à l'usine Blanchet, des Espagnols chargent des wagons à la gare de Lyre, des Anglais et des Canadiens coupent du bois dans les parcs des châteaux voisins ; en juin 1917, des Algériens arrivent à la Neuve-Lyre pour travailler à Chagny. Des problèmes apparaissent pour loger ces différentes populations. On édifie en conséquence des « villages » provisoires dans les prairies. Les Lyrois apprennent à connaître ces étrangers. Des conversations s'amorcent entre Anglo-Canadiens et Français. Le curé de la Neuve-Lyre s'intéresse aux Algériens et s'étonne avec quel respect ils suivent le Ramadan. Il déplore que ses ouailles ne témoignent pas de la même rigueur lors du Carême !

(à suivre)
par Laurent Ridel publié dans : XXe siècle
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Vendredi 5 octobre 2007
point.gifVoici quelques souvenirs de jeunesse que m'ont confié des Lyrois lorsque je les ai interrogés sur le passé de la commune.

point.gifHubert Bacle, dont la mémoire reste étonnante malgré ses 87 ans, m'a expliqué à quoi ressemblait la fête communale avant-guerre. « C'était une fête importante » sans comparaison avec celle d'aujourd'hui. « Les gens attendaient cela » renchérit Jacqueline, sa femme. Commençons par dire que la fête s'étalait sur trois jours (du samedi au lundi) et que de nombreux Lyrois participaient à sa préparation. On plantait des bouleaux sur le bord des rues, on élevait des arcs de triomphe en bois aux entrées et au coeur du bourg. Les femmes confectionnaient des fleurs en papier pour décorer ces arbres et ces monuments provisoires.

Mairie et école de la Neuve-Lyre
point.gifLes manèges comme les chevaux de bois ou les petites voitures occupaient la place de l'église tandis que la place Emile Bourgeois accueillait le bal, la loterie et un tape-cul. Le tape-cul ? J'avoue avoir demandé des explications à M. Bacle pour qu'il m'explique cette distraction. Le tape-cul est en fait un manège, peut-être est-ce même le modeste ancêtre des manèges à sensation. Chacun s'installait dans un siège en bois suspendu par quatre chaînes. Le manège pivotait grâce à un moteur à essence. L'objectif était d'attraper le siège d'en face et de le repousser de manière à le faire vriller et partir dans tous les sens.

point.gifParmi les événements saillants de la fête, il y avait le défilé musical des Volontaires Lyrois, sous la direction de M. Antony. Il y avait aussi le feu d'artifice le dimanche soir près du Poirier Bonhomme. Les jeunes portaient des torches et des flambeaux jusqu'au lieu du déclenchement du feu. Il y avait surtout les bals de l'après-midi et du soir. L'orchestre de M. et Mme Guériot assurait l'ambiance.

point.gifLe bal était une des distractions préférées de la jeunesse lyroise. Yolande Drouet prévient toutefois qu'il n'était pas question d'y aller sans ses parents. Une contrainte dont se dispensait Pierre Mariette. Combien de fois ses parents ont cru qu'il dormait dans sa chambre alors qu'il s'amusait sur la piste de danse ? En dehors des places, les bals avaient aussi lieu dans la salle des fêtes. Cette salle se trouvait à l'étage de la mairie-école actuelle. Vers 1955, on y arrêta les bals car l'endroit se révélait dangereux. Sous les pas des danseurs, le parquet et les fenêtres tremblaient ! On craignait l'effondrement. Tous les témoins que j'ai rencontrés s'accordent sur ce point. On déménagea donc la salle des fêtes dans un autre bâtiment, situé dans le Bas de Lyre. L'édifice correspondait à une ancienne laiterie. Comme me le signala l'ancien maire Raymond Plaine, le déménagement fit probablement deux heureux : M. et Mme Legrand, le couple d'instituteurs qui habitaient au rez-de-chaussée de la mairie, c'est-à-dire juste en dessous de la salle des fêtes ! Fini pour eux les soirs de fêtes à regarder, livides, leur plafond pris de secousses. On divisa la salle de bal en plusieurs pièces qui devinrent autant de salle de classes. En effet, l'école qui occupait déjà le rez-de-chaussée, avait besoin de s'agrandir pour faire face à la croissance des effectifs.

point.gifEnviron quarante ans plus tard, j'entrais en CE2, sans savoir que la salle de classe qui m'accueillait était une partie de l'ancienne salle des fêtes de la commune.
par Laurent Ridel publié dans : XXe siècle
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