
La mairie, construite au XIXe siècle, se trouve à gauche, au bord de la rue Saint-Pierre, la principale rue de la Vieille-Lyre. Parmi les différences avec aujourd'hui :
Les bords de la route, en herbe, sont dépourvus de trottoirs. On est au début du XXe siècle (entre 1905 et 1925).
La petite maison au centre a disparu, détruite par les bombardements de 1944
La salle des fêtes n'existe pas encore. A la place, une vieille maison avec porche. Nous en reparlerons.
Les personnages, notamment les enfants, portent des habits d'une autre époque
1051. S'il fallait retenir une date, ce serait celle-ci. 1051 est en effet l'année du tout premier parchemin qui cite les deux villages. Ce document en latin correspond en fait à une charte (un acte de donation) en faveur de l'abbaye de Lyre récemment fondée. Le baron Guillaume Fils d'Osbern donne différentes terres et différents droits au monastère sur les deux villages. L'abbaye, dédiée à Notre-Dame, est installée depuis l'an 1046 sur la paroisse de la Vieille-Lyre, au sein de la vallée de la Risle (voir image de l'abbatiale en bas à gauche en 1679). Grâce à la présence des moines, toujours soucieux de conserver leurs archives, nous avons quelques informations sur les Deux-Lyre au Moyen Age.
Le destin de deux villages se différencie assez rapidement. La Neuve-Lyre fait partie de la paroisse de la Vieille-Lyre, jusqu'en 1229, date à partir de laquelle elle obtient son émancipation. C'est un bourg commerçant : un marché est signalé dès 1277, des halles le sont dès 1449. De nombreux artisans du fer, les férons, y travaillent. Un château (de bois et de terre) veille sur ses habitants.
La Vieille-Lyre est une paroisse à vocation agricole et forestière. Les moines y possèdent plusieurs fermes dont celle de la Bosselette. Aux XIe, XIIe et XIIIe siècles, des défrichements étendent les terres cultivables. Sur les limites du terroir, des hameaux voient donc le jour : Le Mesnil, la Brumanière, le Cornet, la Seigleterie, le Haut-Breau...
La Guerre de Cent Ans, entre France et Angleterre, entame la prospérité. A plusieurs reprises dans les années 1355-1365, des bandes de soldats anglo-navarrais ravagent l'abbaye, les fermes des moines et la Neuve-Lyre. Les Lyrois doivent même vers 1365 acheter le départ de ces pilleurs.
par Laurent Ridel
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A ma connaissance, ils sont au nombre de 4, la moitié pour chaque commune.
A la Vieille-Lyre, il faut mettre en avant les deux frères MASSON.
Louis MASSON (1743-1829) fut l’un des premiers élèves de l’Ecole royale des Ponts-et-Chaussées. Il en sortit ingénieur. Il fut affecté au département de Seine-et-Oise (ancien département de Versailles) pendant la Révolution puis à la Seine-Inférieure (Seine-Maritime aujourd’hui) sous Napoléon.
Son frère cadet François MASSON (1745-1807) atteignit les sommets de l’Etat puisqu’il fut l’un des sculpteurs officiels du Consulat puis de l’Empire. On lui doit notamment le tombeau de Vauban aux Invalides et les bustes de plusieurs généraux de Napoléon. L’empereur d’ailleurs lui accrocha de ses mains la médaille de la Légion d’honneur (voir image).
A la Neuve-Lyre,
Citons en premier lieu, Nicolas DE LYRE (vers 1265-1340 ou 1349). Ce juif converti au christianisme fut l’un des plus grands théologiens du XIVe siècle. Frère mineur et docteur en théologie à l’université de Paris, il annota et commenta toute la Bible. Sa connaissance de la culture hébraïque lui permit de donner un nouvel éclairage au texte.
Emile BOURGOIS (1832-1926) a connu une célébrité dans un domaine assez original. Il fut le propriétaire d’un grand magasin parisien : le Grand Dépôt. La clientèle fortunée venait y acheter des céramiques, de la faïence (vases, tasses, assiettes) et de la cristallerie.
par Laurent Ridel
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