Vendredi 4 mai 2007
(Extrait du livre)
À la veille de la seconde guerre mondiale, la Neuve-Lyre, c’était environ 60 commerces et ateliers d’artisans (contre 25 aujourd'hui). Sachant que de nombreux établissements avaient plusieurs aides, commis, employés ou ouvriers, une centaine de personnes devait vivre d’une activité commerciale ou artisanale sur la commune. Pour comparaison, les agriculteurs n’étaient que 4 (hors ouvriers agricoles).
Avec 8 tenanciers (BARADUC, COESNON, LAMANDÉ, DOREL, MOREAU, VÉRET, LETORT, BOUGERIE), le café était le commerce le plus répandu. Leur densité était telle que dans la rue d’Alençon, deux d’entre eux se trouvaient installés l’un à côté de l’autre. Les Lyrois pouvaient faire leurs courses dans une des 4 épiceries (COESNON, JUMEAU, MOREAU, Mlles PLASSE et CHAMPIED). A noter que les épiciers exerçaient souvent plusieurs activités. Ainsi dans le bas de Lyre, MOREAU était également cafetier, mercier et enfin marchand de faïences et cristal. En somme, il exerçait 4 métiers. Un autre commerçant de la Neuve-Lyre se distinguait par sa pluri-activité : Prosper BASTIEN. Il vendait des journaux (il occupait d’ailleurs la maison de la presse actuelle) mais aussi des parapluies, des articles de mercerie, des chapeaux et des chaussures. Plus surprenant, le village comptait 4 cordonniers (GONDOUIN, LEGUET, VALENTIN, MAROLLES) car à cette époque, même usés ou béants, on ne jetait pas les souliers. On les faisait réparer.
La rue Loiziel était avant-guerre une rue commerçante. En témoignent ces vitrines défraîchies. A gauche, l'ancienne boucherie Lemoine. A droite, l'ancienne épicerie Jumeau
Parmi les autres activités de base, citons 2 boulangeries-pâtisseries (FILLEUL, HAYE), 2 boucheries (LEMOINE, GUÉROULT), 3 marchands de fruits et légumes (ANTONY, MARIE, JUMEAU), 1 pharmacien (COURTOIS). On trouvait aussi à la Neuve-Lyre des métiers plus originaux ou plus rares : 2 blanchisseuses (THOUIN, IMBACH), 1 brocanteur (TURGIS), 1 marchand de bas et chaussettes (SCHECK), 2 grainetiers (LEGAL qui vendait aussi du charbon, LÉCUYER). Mme CARRÉ était la couturière du bourg. Les voyageurs pouvaient s’arrêter à l’Hôtel du Chemin de Fer de M. BARADUC, chez Mme DOREL ou à l’Hôtel du Cheval Blanc.
Si vous vous rappelez d'une de ces personnes, n'hésitez pas à ajouter un commentaire. Bientôt, la suite de l'article avec les noms des artisans.
La rue Loiziel était avant-guerre une rue commerçante. En témoignent ces vitrines défraîchies. A gauche, l'ancienne boucherie Lemoine. A droite, l'ancienne épicerie JumeauSi vous vous rappelez d'une de ces personnes, n'hésitez pas à ajouter un commentaire. Bientôt, la suite de l'article avec les noms des artisans.



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