Fête communale et bals à la Neuve-Lyre

Publié le par Laurent Ridel

point.gifVoici quelques souvenirs de jeunesse que m'ont confié des Lyrois lorsque je les ai interrogés sur le passé de la commune.

point.gifHubert Bacle, dont la mémoire reste étonnante malgré ses 87 ans, m'a expliqué à quoi ressemblait la fête communale avant-guerre. « C'était une fête importante » sans comparaison avec celle d'aujourd'hui. « Les gens attendaient cela » renchérit Jacqueline, sa femme. Commençons par dire que la fête s'étalait sur trois jours (du samedi au lundi) et que de nombreux Lyrois participaient à sa préparation. On plantait des bouleaux sur le bord des rues, on élevait des arcs de triomphe en bois aux entrées et au coeur du bourg. Les femmes confectionnaient des fleurs en papier pour décorer ces arbres et ces monuments provisoires.

Mairie et école de la Neuve-Lyre
point.gifLes manèges comme les chevaux de bois ou les petites voitures occupaient la place de l'église tandis que la place Emile Bourgeois accueillait le bal, la loterie et un tape-cul. Le tape-cul ? J'avoue avoir demandé des explications à M. Bacle pour qu'il m'explique cette distraction. Le tape-cul est en fait un manège, peut-être est-ce même le modeste ancêtre des manèges à sensation. Chacun s'installait dans un siège en bois suspendu par quatre chaînes. Le manège pivotait grâce à un moteur à essence. L'objectif était d'attraper le siège d'en face et de le repousser de manière à le faire vriller et partir dans tous les sens.

point.gifParmi les événements saillants de la fête, il y avait le défilé musical des Volontaires Lyrois, sous la direction de M. Antony. Il y avait aussi le feu d'artifice le dimanche soir près du Poirier Bonhomme. Les jeunes portaient des torches et des flambeaux jusqu'au lieu du déclenchement du feu. Il y avait surtout les bals de l'après-midi et du soir. L'orchestre de M. et Mme Guériot assurait l'ambiance.

point.gifLe bal était une des distractions préférées de la jeunesse lyroise. Yolande Drouet prévient toutefois qu'il n'était pas question d'y aller sans ses parents. Une contrainte dont se dispensait Pierre Mariette. Combien de fois ses parents ont cru qu'il dormait dans sa chambre alors qu'il s'amusait sur la piste de danse ? En dehors des places, les bals avaient aussi lieu dans la salle des fêtes. Cette salle se trouvait à l'étage de la mairie-école actuelle. Vers 1955, on y arrêta les bals car l'endroit se révélait dangereux. Sous les pas des danseurs, le parquet et les fenêtres tremblaient ! On craignait l'effondrement. Tous les témoins que j'ai rencontrés s'accordent sur ce point. On déménagea donc la salle des fêtes dans un autre bâtiment, situé dans le Bas de Lyre. L'édifice correspondait à une ancienne laiterie. Comme me le signala l'ancien maire Raymond Plaine, le déménagement fit probablement deux heureux : M. et Mme Legrand, le couple d'instituteurs qui habitaient au rez-de-chaussée de la mairie, c'est-à-dire juste en dessous de la salle des fêtes ! Fini pour eux les soirs de fêtes à regarder, livides, leur plafond pris de secousses. On divisa la salle de bal en plusieurs pièces qui devinrent autant de salle de classes. En effet, l'école qui occupait déjà le rez-de-chaussée, avait besoin de s'agrandir pour faire face à la croissance des effectifs.

point.gifEnviron quarante ans plus tard, j'entrais en CE2, sans savoir que la salle de classe qui m'accueillait était une partie de l'ancienne salle des fêtes de la commune.

Publié dans XXe siècle

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le couedic jacques 29/11/2009 17:40


comme signalé à plusieurs reprises la rue des frères Loiziel est mal nommée !
En fait de frères il s'agit du Père " Auguste " et du Fils " Raoul " , tous deux anciens maires de La Neuve Lyre , le second ayant largement oeuvré pour la réalisation de la construction de l'école
actuelle de la commune


Laurent Ridel 01/12/2009 13:09


Oui, M. Lecouëdic. Cette appellation erronée est rappelée dans le livre. Merci de votre visite.