Le café de Jeannette à la Neuve-Lyre

Publié le par Laurent Ridel

C'est en 1956 que Jeanne Guérin, surnommée Jeannette, reprend l'ancien café-restaurant Dorel à la Neuve-Lyre. L'établissement se trouve rue d'Alençon, face à la place de l'église. Juste à côté, M. et Mme Mariette tiennent le magasin de Nouveautés, autrement dit d'habillement (voir photo ci-contre extraite du film Le Trou Normand en 1952).

La tenue du café demande pour Jeannette de l'organisation car elle fait aussi hôtel et restaurant. La journée commence tôt avec un lever vers 6h30-7h. Il faut en effet préparer les petits-déjeuners et être prête pour accueillir les premiers clients au bar. Rien de tel qu'un petit café pour commencer la journée. Un café-goutte, il va sans dire. Les clients de l'hôtel descendent : ce sont souvent des ouvriers qui ont un chantier dans les environs. Il y aussi quelques représentants en alcool.

La journée est bien remplie. Il faut préparer le repas du midi. Le menu propose au choix un plat en sauce ou une pièce de viande. L'après-midi, aidée de son employée, Jeannette fait les chambres. 

De retour du cinéma (il se trouve plus haut dans la rue d'Alençon), quelques jeunes couples viennent le soir consommer un Vittel-Délice ou un diabolo-menthe. Les divertissements sont rares dans ces années 1950 et beaucoup apprécient passer la soirée à discuter chez Jeannette. Des clients mettent une pièce dans le juke-box. D'autres s'affrontent au baby-foot. A 23h30, la tenancière derrière son comptoir commence à avoir les paupières lourdes ; il faut fermer. Les gendarmes de Lyre font parfois leur tournée pour vérifier que les bars de la Neuve-Lyre ont bien fermé à l'heure dite. 

(ce petit texte a été composé à partir des souvenirs de Jeanne Guérin que j'ai interviewée l'année dernière. Je la remercie)

Publié dans XXe siècle

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