Présentation

Bienvenue à tous les Internautes, lyrois ou non. Vous connaissez la Vieille-Lyre et la Neuve-Lyre ? Ce sont deux villages du département de l'Eure, au coeur du Pays d'Ouche. Voici, sous la forme d'un blog, leur histoire. 

L'auteur

Mon nom : Laurent RIDEL

Mon âge : 27 ans

Diplômé en histoire (DEA), j'ai passé toute ma jeunesse à la Vieille-Lyre. Depuis trois ans, je rédige un livre sur l'histoire de cette commune et de sa voisine, La Neuve-Lyre. Ce blog vous donne un aperçu de mes recherches.

 

couverture du livre
(bientôt publié)

Dimanche 1 juillet 2007
La Vieille-Lyre ne peut pas s'enorgueillir de nombreuses personnalités locales qui sont devenues des célébrités nationales. François Masson fait partie de ces destins rares. Napoléon lui accrocha de ses propres mains la Légion d'Honneur en 1806. Contrairement à ce qu'on pourrait attendre, Masson ne s'est pas illustré sur les champs de bataille. Armé d'un burin au lieu d'une baïonnette, il contribua à l'immortalité de ses contemporains.
François Masson
François Masson, né à la fin de l'année 1745, était le fils d'un ouvrier de la Vieille-Lyre, qui travaillait à la grosse forge de Trisay. Malgré cette origine modeste, il a réussi une carrière étonnante (comme d'ailleurs son frère Louis) puisqu'il est devenu l'un des sculpteurs officiels de Napoléon. De fils de forgeron à artiste de l'Empire, la marche est sacrément haute. Comment expliquer une telle ascension ? D'abord, il fallait nécessairement du talent. François Masson a montré dès l'adolescence des dons pour le dessin. Des dons qu'un moine de l'abbaye de Lyre a sûrement contribué à développer en enseignant au jeune homme. Mais le talent ne suffisait pas pour réussir, il fallait être appuyé par d'influents protecteurs. Le Lyrois a eu ce coup de pouce par le soutien d'une famille de la région, encore bien connue aujourd'hui : les de Broglie. Grâce à eux, il fut introduit dans le grand monde.

Après un séjour de cinq ans à Rome, Masson s'installa à Paris en espérant recevoir des commandes de l'Etat. Quelques années plus tard, la Révolution française éclatait. Le Lyrois exécuta les bustes de quelques députés. Mais l'horizon s'assombrit : en 1792-1794, la guerre, les disettes, le soulèvement de la Vendée monopolisaient les efforts des Révolutionnaires ; ils avaient d'autres préoccupations que le développement des arts. Les artistes comme Masson ne recevaient plus de commandes officielles.

Ce n'est qu'en 1797 que Masson arriva au premier plan. Il était temps : il avait déjà 52 ans. Il fut chargé de la direction de toutes les sculptures dans le Palais et le Jardin des Tuileries. Le bâtiment accueillait un des hauts lieux du pouvoir : le Conseil des Anciens (qui deviendra le Sénat). L'arrivée de Napoléon à la tête du pays en 1799 ne stoppa pas les commandes demandées à François Masson mais bouleversa les sujets à sculpter. Finis les grands hommes symboles de la République (Cicéron, Périclès, Rousseau). Place aux généraux de la Révolution. Bonaparte préférait en effet célébrer les militaires. Rien d'étonnant. Sous l'Empire, Masson faisait partie des principaux sculpteurs officiels. Il réalisa notamment des bustes pour orner le Palais des Tuileries et le jeune Musée du Louvre.

Arrêtons-nous sur le travail d'un grand sculpteur. Quand il recevait une commande officielle, on demandait parfois à Masson un modèle en plâtre. Certainement pour que l'Etat puisse juger l'œuvre future. Si le résultat plaisait, le commanditaire fournissait à l'artiste le bloc de marbre dans lequel serait exécuté la statue finale. Quand il devait faire un portrait, le sculpteur travaillait tel un peintre : il se rendait au domicile du modèle et organisait plusieurs séances de pose avec lui. Mais comme les modèles de Masson étaient souvent des hommes importants que l'empereur affectait aux quatre coins de l'Europe, l'artiste devait patiemment attendre leur retour en France. Un cas particulier se présenta à Masson en 1806. Napoléon le chargea de l'exécution en marbre de la statue du général Caffarelli. Or, cet homme était mort depuis six ans. Dans ces conditions, difficile de faire un portrait ressemblant. Le sculpteur y réussit pourtant, probablement en s'appuyant sur d'anciennes gravures qui représentaient son sujet.

François Masson mourut en 1807, à l'âge de 62 ans. Il laissait dans son atelier quelques statues inachevées. Son ami sculpteur Roland offrit ses services pour les terminer. Le gouvernement proposa à la veuve Masson d'acheter une œuvre de son défunt mari : une statue de Flore, déesse de la végétation. Mais la femme refusa et préféra l'offrir à l'empereur.

Quelques oeuvres de François Masson sont visibles sur le site web de l'agence photographique de la réunion des musées nationaux.

par Laurent Ridel publié dans : Personnages
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Lundi 17 juillet 2006

A ma connaissance, ils sont au nombre de 4, la moitié pour chaque commune.

 

 A la Vieille-Lyre, il faut mettre en avant les deux frères MASSON.

     Louis MASSON (1743-1829) fut l’un des premiers élèves de l’Ecole royale des Ponts-et-Chaussées. Il en sortit ingénieur. Il fut affecté au département de Seine-et-Oise (ancien département de Versailles) pendant la Révolution puis à la Seine-Inférieure (Seine-Maritime aujourd’hui) sous Napoléon.

 

     Son frère cadet François MASSON (1745-1807) atteignit les sommets de l’Etat puisqu’il fut l’un des sculpteurs officiels du Consulat puis de l’Empire. On lui doit notamment le tombeau de Vauban aux Invalides et les bustes de plusieurs généraux de Napoléon. L’empereur d’ailleurs lui accrocha de ses mains la médaille de la Légion d’honneur (voir image).

  A la Neuve-Lyre,

     Citons en premier lieu, Nicolas DE LYRE (vers 1265-1340 ou 1349). Ce juif converti au christianisme fut l’un des plus grands théologiens du XIVe siècle. Frère mineur et docteur en théologie à l’université de Paris, il annota et commenta toute la Bible. Sa connaissance de la culture hébraïque lui permit de donner un nouvel éclairage au texte.

       Emile BOURGOIS (1832-1926) a connu une célébrité dans un domaine assez original. Il fut le propriétaire d’un grand magasin parisien : le Grand Dépôt. La clientèle fortunée venait y acheter des céramiques, de la faïence (vases, tasses, assiettes) et de la cristallerie.

par Laurent Ridel publié dans : Personnages
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